Manifestement le bilan a la côte

Officiellement, le bilan diagnostic kinésithérapique est un acte intellectuel qui est côté et facturé indépendamment des séances de kinésithérapie.

 Il qui constitue, avec sa synthèse, l’un des principaux outils d’information, de coordination et d’amélioration de la qualité de la prise en charge, à la disposition des masseurs-kinésithérapeutes. (JO 8/02/2018)

1 – Pourquoi faire un bdk ?

Réaliser un bdk est fondamental pour tout traitement afin de poser un diagnostic kinésithérapique. Mais c’est aussi :

  • un dialogue lors duquel le professionnel écoute et prend en compte les demandes et attentes du patient concernant sa pathologie.
  • une vérification pour s’assurer de l’absence de pathologies sous-jacentes potentiellement graves (reds flags) et une documentation de l’ensemble des symptômes.
  • une définition, en collaboration avec le patient, des objectifs et des différents moyens qui permettront au patient d’améliorer sa condition.
  • un moyen essentiel a la communication de l’évolution du patient auprès des autres praticiens de santé impliqués dans son parcours

2 – En pratique, comment fait-on ?

Il est parfois nécessaire de dédier un temps d’écoute et d’attention afin de s’assurer d’une bonne alliance thérapeutique dès le début; le tout en documentant les éléments sans déranger la prise en charge.

On peut faire un bilan lors de la première séance de 30 min, voire proposer des séances d’une heure en début de traitement pour bien poser les bases et faire un bilan complet : cela permet de gagner du temps sur la suite du traitement !

On peut choisir de noter succinctement quelques lignes puis de le compléter au fur et à mesure du traitement, après s’être assuré de la pertinence des soins.

3 – Et administrativement ça donne quoi ?

  • Il est obligatoire depuis le 8 Octobre 1996 et permet de justifier le nombre d’actes
  • Il est opposable en cas de contrôle ou de litige

Et depuis le 1er Juillet 2018, et l’application de l’avenant 5, les cotations des bilans diagnostics kinésithérapiques sont :

  • un coefficient 10,7 aux actes d’orthopédie ou de rhumatologie codifiés en AMS, les autres actes étant codifiés AMK en libéral ou AMC lors de l’exercice en centre ;
  • un coefficient 10,8 AMK (ou AMC) pour les bilans neurologiques (hors atteintes périphériques radiculaires ou tronculaires)

Surtout, le BDK est facturable dès la première séance pour toute prescription, quantitative ou non, quel que soit le nombre de séances prescrites, envisagées ou réalisées.

Pour une prescription, un nouveau bilan pourra être facturé à la 30ème séance puis toutes les 20 séances. Sauf pour les BDK « neuro » (10,8), pour lesquels le deuxième BDK est facturé à la 60ème séance puis toutes les 50.

La réhabilitation respiratoire des BPCO en ALD (affection longue durée) est un cas particulier : les séances prescrites de réadaptation respiratoire pour des patients atteints de BPCO et en ALD pour cela, correspondent à une prise en charge qui se fait sur la base d’une série de 20 séances environ. L’UNCAM nous a affirmés que cette limitation vaut sur une prescription. Ainsi, si un patient présente un renouvellement pour 20 séances, le programme pourra être poursuivi et pris en charge sur la base de cette nouvelle prescription.

La cotation est d’AMK 28 est pour une prise en charge individuelle et d’AMK 20 par patient si le traitement est réalisé en groupe entre 2 et 4 patients.

 

En résumé

Une facturation possible dès la première séance quel que soit le nombre de séances prescrites

Coefficient 10,7 (AMS, AMK, ou AMC)

Soit un BDK à un montant de 23€

Coefficient 10,8 (AMK ou AMC pour les atteintes neurologiques d’origine centrale)

Soit un BDK à un montant de 23,22€

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