Pellegrini Stieda

Le syndrome de Pellegrini Stieda est une restriction de la mobilité en flexion du genou et une douleur médiale du genou. On a longtemps cru que cette restriction était uniquement en lien avec une ossification de la partie proximale du ligament collatéral médial du genou, ce qui a été réfuté aujourd’hui.

Il a été attribué, au début du 20ème siècle, aux chirurgiens italiens Augusto Pellegrini et allemand Alfred Stieda, oubliant que Köhler en avait parlé avant (en 1903)1

L’origine généralement acceptée de ce syndrome est un traumatisme entraînant un valgus du genou. La lésion et la réaction inflammatoire entraînent l’apparition d’ossifications retardées proches du condyle fémoral médial dont l’origine exacte est controversée2.

Calcification of MCL. Image courtesy S Bhimji MD

En plus de l’ossification du ligament collatéral médial, on sait que d’autres raisons peuvent produire les mêmes signes et symptômes comme une atteinte de la partie médiale du tendon patellaire ou de la partie médiale du gastrocnémien. Mais il semblerait que l’atteinte préférentielle est celle du tendon du grand adducteur34

Ce syndrome est à évoquer devant toute plainte médiale du genou, notamment chez un patient homme âgé de 25 à 40 ans5, avec un trauma, et sans doute plus s’il y a eu une immobilisation initiale de l’articulation. Le délai d’installation couramment évoqué est d’environ 3 semaines post-trauma et les symptômes durent entre 5 à 6 mois.

Prise en charge

Le traitement sera conservateur dans la plupart des cas, avec une recherche raisonnée de progression en flexion en respectant la douleur immédiate et en veillant aux signes retardés.

Pensez à surveiller les éléments de l’acronyme D-I-O-R : Douleur-Irritabilité-Œdème-Raideur.

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Les mobilisations ou, sans doute mieux, les automobilisations régulières ne doivent donc pas induire de réaction inflammatoire accrue.

C’est un syndrome méconnu mais de prise en charge assez simple s’il est pris à temps et que les douleurs initiales progressent vite. Le médecin sera ravi d’avoir des nouvelles régulières de la progression de l’amplitude de flexion, de la diminution du niveau douloureux (EVA) et de l’œdème (stroke test).

Il est important de rester en lien étroit avec le prescripteur en cas de palier ou de douleurs trop importantes, les corticoïdes per os, ou en infiltration, peuvent grandement aider et sont à envisager en concertation avec le corps médical.

En cas d’échec du traitement conservateur un avis chirurgical sera à envisager, allant parfois jusqu’à la reconstruction après excision des ossifications6.

Enfin, le patient doit être encouragé à mobiliser son genou et garder le maximum d’activité physique possible.

Et malgré tout, les résultats à long terme peuvent être décevants et le patient pourra garder des douleurs chroniques qu’il lui faudra apprendre à gérer avec votre aide.

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