De retour de la 14ème conférence internationale de diagnostic et thérapie mécanique organisée par le McKenzie Institute International en coopération avec la North American Spine Society à San Francisco, on se surprend à chantonner… Une mélodie entraînante, pas vraiment nouvelle mais comme rafraîchie, vivifiée !  Et cet air nous rappelle des convictions, nous donne de nouvelles idées de mise en application, bref nous donne un élan pour continuer à progresser, à s’améliorer !
Alors comme on trouve ça plutôt chouette, on a décidé de vous chanter cette chanson ou du moins certains couplets ! (Façon de parler bien sûr, parce que sinon, pas sûr que cela vous rende très heureux ?)

Des mots pour soigner les maux

Ou comment rendre les patients mécaniquement répondants

Adriaan Louw, dans une intervention remarquable, a rappelé que les thérapeutes peuvent avoir des mots blessants sans s’en rendre compte : dès la demande du niveau de douleur par le thérapeute, celle-ci augmente. De même,  en utilisant des termes compliqués, le praticien renforce le besoin de protection de la zone symptomatique et par conséquent, la durée de prise en charge augmente.
A l’inverse, faire comprendre au patient qu’on croit en ses symptômes, le rassurer en lui prédisant avec confiance qu’il va récupérer (mais sans trop en faire !), a un effet très positif. Et encore plus si on y ajoute, une promotion de l’activité physique et des encouragements au mouvement !
Enfin une explication sur la neuroplasticité est plus bénéfique qu’une explication biomécanique pour favoriser une récupération.

L’intervention de Tamar Pincus allait dans le même sens, avec à nouveau cette notion que la douleur est une représentation mentale d’une menace contre l’intégrité physique influencée par l’humeur, les objectifs, les croyances, les attentes, la motivation du patient. Les moyens d’agir privilégiés sont donc encore une fois l’éducation et l’augmentation de l’activité physique. Mais aussi faire comprendre au patient qu’il a été écouté et entendu.

Un outil utile du bilan au suivi 

De l’intérêt des expériences pragmatiques avec les patients

L’utilité du STarT Back Tool de l’université de Keele lors du bilan est connue pour identifier les patients à risque de chronicisation et deux intervenants (et pas n’importe lesquels hehe) nous ont confirmé son utilité, moins dans un but prédictif que dans un but de suivi de l’évolution et d’aide à la décision de prolongation des soins ou de ré-adressage.

Ainsi, Matthew Smuck nous a appris que :
– Si le risque (évalué avec le STarT Back Tool) diminue alors les impacts fonctionnels diminuent également.
– Si le risque augmente, c’est une bonne raison de ré-adresser le patient au médecin pour réévaluation, orientation vers une approche pluridisciplinaire.

Mark Verneke, lui, a relaté le cas de Betty, une patiente avec un STarT Back initialement élevé (haut risque de chronicisation), qui a déjà effectué plusieurs séances de physiothérapie. Il faut trois séances à Betty pour faire tomber ses drapeaux jaunes un à un (catastrophisme, kinésiophobie, peur de l’avenir etc…) et redevenir mécaniquement répondante (la thérapie mécanique retrouve un effet). L’adhésion au traitement augmentant certainement après ces séances, la réalisation des exercices s’améliorant sans doute aussi, en qualité et en quantité réalisée.
Le suivi du cas de Betty nous apprend que même un patient avec un STarTback élevé peut voir diminuer son risque de chronicisation avec une prise en charge appropriée, finir par devenir mécaniquement répondante et s’améliorer !

Voilà quelques couplets de notre version de San Francisco, on continuera peut être à vous la chanter dans de prochaines gazettes en ayant plus creusé les références et articles cités dans la chanson ?

Je veux en savoir plus sur le STart Back Tool

Et avec Kobus, on chante ?

Eh oui ? Une nouvelle version de Kobus App va sortir (seulement 6 mois après la sortie de la première) et elle contient une nouvelle version des deux bilans basés sur la méthode mc kenzie (cervicales et lombaires), que nous avons préparés avec un groupe de praticiens MDT cet été ! Et en plus, les mouvements répétés sont présents dans tous les autres bilans pour pouvoir appliquer l’approche MDT à d’autres zones.

Mais pas que, cette nouvelle version a un tout nouveau design pour être encore plus ergonomique et intuitive ; et surtout un créateur de modèles de bilans (interface ordinateur PC/Mac) pour une personnalisation sans limite.

Alors que vous soyez un mc kenziste inveteré, un curieux touche à tout, ou un fan de San Francisco,  vous pouvez analyser, suivre et impliquer vos patients avec Kobus !

J’essaie gratuitement Kobus pour découvrir ça

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